Falette, digne successeur de Rose, Gamboa le libérateur

Si Laval a résisté au très rares assauts niortais, grâce à la maladresse adverse et un Falette solide qui a guidé la défense, les Tango, emmenés par leur nouveau capitaine Oscar Ewolo, ont aussi manqué de précision devant : jusqu'au coup-franc de Ludovic Gamboa à la 94e minute...

m-traore-dom.jpgMakan Traoré a de nouveau bien cadenassé son couloir gauche. © SO

L'équipe de la soirée :

Balijon (6,5)
Belaud (6,5), Falette (6,5), Talmont (6), M.Traoré (6,5)
Le Baron (6,5), Gonçalvès (5,5), Ewolo (6), Gamboa (6,5)
Viale (5), Gimbert (5,5)

Remplaçants : Betsch (6,5), Hamdi (5,5), Lebouc (5,5)

Arnaud Balijon : Une soirée tranquille qu'il a fini avec le brassard de capitaine, lui qui a vu la tête de Roye finir hors-cadre en première mi-temps, qui a aussi vu Durak se présenter seul sur la gauche mais trop croiser, et qui fait un plongeon pour la photo – l'arbitre lui a offert un six mètres alors qu'il semblait avoir touché la balle – sur un tir lointain de Diaw en l'air.

Gaëtan Belaud : Pour son retour, il a connu une première mi-temps extrêmement discrète : aucun ballon chaud défensivement, peu d'apport offensivement. En seconde période ça s'est un petit peu emballé, notamment avec les entrées de Durak et Hebras, qui lui ont posé quelques problèmes, mais il a paradoxalement apporté plus devant : il signe notamment le centre du but hors-jeu de Gimbert.

Simon Falette : A nouveau titulaire en défense centrale à la place de Lindsay Rose, il s'est cette fois positionné au poste de stoppeur droit. Auteur d'un retour salvateur à l'épaule en première mi-temps, il a plusieurs fois imposé son physique dans les airs, et au sol aussi quelques fois, muselant bien Glombard qui s'est mis à dézoner. Petit à petit il séduit en remplaçant de Rose... avec des qualités similaires : solide défensivement, et auteur de quelques débuts d'enjambées pour remonter le ballon.

Pierre Talmont : De retour à un poste de défenseur central gauche, il a retrouvé des aisances dans ses interventions et sa gestion du ballon, même si on lui a reproché de parfois prendre trop de risque dans sa relance, et parfois pas assez en cherchant à jouer avec les autres défenseurs ou Balijon. Pas toujours solide comme un roc, et avertit pour un tacle par derrière à la demi-heure de jeu, il a toutefois (re)trouvé des garanties et quelques automatismes avec son nouveau compère de la charnière centrale.

Makan Traoré : Au fil des matchs, il impose sa patte dans le couloir gauche, avec vivacité et motivation. Il n'a peu ou pas été dépassé dans son couloir, en réussissant souvent à revenir avec pugnacité, et empêchant les centres niortais d'être bien ajusté depuis son aile. Il a aussi cherché à mettre de l'application dans ses relances, avec Talmont ou les joueurs plus offensifs.

Vincent Le Baron : Il se créer deux belles occasions dès le début de match : il n'arrive pas à reprendre le centre de Gamboa, puis enroule une frappe à l'angle droit de la surface, qui est légèrement déviée et fuit de peu la lucarne opposée. Bien que souvent collée à sa ligne de touche, peut-être un peu trop, il a été l'un des plus dynamiques, et a eu quelques ballons dans la surface où il tergiverse malheureusement au moment de conclure, outre une volée hors-cadre avant la pause.

Oscar Ewolo : On attendait ses grands débuts, il les a fait avec le brassard par une victoire. A court de compétition, il est sorti au bout d'une heure de jeu comme convenue avec le coach avant la rencontre, après avoir déjà beaucoup donné de la voix, et cherché à amener sa motivation et son bagage technique dans l'entrejeu : déjà quelques tacles salvateurs et des coups d'oeil malins, pour une première où son manque de compétition s'est parfois fait ressentir.

Anthony Gonçalvès : Aux côtés d'Ewolo qui a privilégié le jeu posé et des tacles bien pensés, le franco-portugais a lui déballé sa hargne par beaucoup d'interventions limites, dont une lui aura valu un carton jaune en première période. Quelques passes qui ont écarté le jeu et transversales intéressantes à relever aussi, et une association avec Betsch en fin de partie qui a retrouvé de la vivacité dans les ultimes instants.

Ludovic Gamboa : D'entrée il se met en évidence en offrant la balle de but à ses partenaires d'attaque dans la surface niortaise, puis a connu un match difficile où il a été plusieurs fois oublié, notamment lorsque Laval se relançait et privilégier le côté droit de Le Baron. Auteur d'un premier coup-franc presque similaire dans le mur, et de corners souvent trop forts, il offre la victoire et les trois points aux siens dans les arrêts de jeu : son coup-franc axial est enroulé du gauche à droite du mur, laissant Roche de marbre.

Ghislain Gimbert : Les matchs se suivent et se ressemblent de difficulté pour l'ancien attaquant vannetais, de nouveau incapable de conclure les occasions chaudes qu'il a eu dans un match où il a été muselé dans l'axe, et a beaucoup bougé sans le ballon. D'entrée de jeu, il écrase trop son tir dans les gants de Roche, puis en place un juste à côté avant la mi-temps. Auteur d'un beau centre pour Le Baron aussi, il a fait trembler les filets... en position d'hors-jeu : dommage, la rage de vaincre semblait sur le point de s'évacuer.

Julien Viale : On avait cru voir un plan anti-Viale à Nantes, Niort a peut-être eu des idées. Nicolas Pallois et Frédéric Bong l'ont en effet bien muselé, respectivement au sol et dans les airs, avec parfois quelques coups de coudes vicieux, et l'aide de J.Gastien ou Roye et Lahaye. Incapable de conclure la première occasion d'entrée de jeu, il a ensuite fait beaucoup d'efforts sans retrouver une vraie situation de but.

Yohan Betsch : Son entrée en jeu a coïncidé avec un retour progressif de dynamisme dans l'entrejeu lavallois à partir de l'heure de jeu, même s'il n'avait pas l'expérience et le verrouillage d'Ewolo qu'il a remplacé devant la défense. Il a essayé de pousser son équipe de l'avant, avec plusieurs duels hachés où il s'en est souvent sorti vaillamment, et on a vu le résultat.

Bilal Hamdi : Rentré pour amener lui-aussi de la vista au jeu des Tango, il a tenté quelques accélérations habituelles, mais n'a pas résister à l'impact physique adverse, et n'a du coup pas eu de vrais débordement chauds où il aurait pu faire lever une partie de Le Basser.

Jérôme Lebouc  : Il a un profil moins vif que les autres entrants en jeu, mais son toucher de balle au sol aurait pu être décisif dans cette fin de rencontre : finalement il aura été plutôt discret, se contentant de plusieurs remises appliquées, et laissant à Gamboa le soin de tirer le dernier coup-franc du match... On connaît le résultat !

L'équipe-type de la saison :

Notre souci de mettre sur le terrain les onze joueurs possédant la meilleure moyenne nous offre un 4-4-2 fort atypique, avec quatre milieux défensifs titulaires, et deux milieux offensifs qui se retrouvent attaquants.

Buteur-décisif, Gamboa prend la quatrième place des meilleures moyennes, derrière le trio Rose-Belaud-Balijon, et devant le latéral gauche M.Traoré.

Balijon (6,4)
Belaud (6,5), Rose (6,83), Talmont (5,8), M.Traoré (6,2)
Gonçalvès (5,8), Ewolo (6), Adéoti (6), Betsch (6)
Hamdi (5,9), Gamboa (6,25)


Remplaçants : Falette (5,8), Le Baron (5,4), Ciaravino (5), Do Marcolino (5,25), Viale (5,4)

Réservistes : Lebouc (4,75), Gimbert (5)


Charles.T

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