Déjà dit, non-dits et mystère

Philippe Hinschberger est sorti de son silence. Il revient sur une saison de souffrance, en confirmant ses positions sportives d'(ex-)entraîneur, et en laissant une part de mystère.

hinschberger-flou.jpgPhilippe Hinschberger reste dans une situation floue... © Allez-Laval

Son silence raisonnait depuis un mois et demi, il a été brisé dans Ouest-France. Philippe Hinschberger, évincé le 24 février dernier de son poste d'entraîneur du Stade Lavallois, a parlé. Peut-être qu'en un sens il y a été autorisé, du fait de sa situation contractuelle bancale : il demeure salarié du club Tango, malgré sa dispense de toutes fonctions. Ça, il n'en parlera pas dans l'interview disponible sur laval.maville.com. Pas plus que les dessous de sa fameuse « dispense » d'entraîner : l'évolution de sa relation avec Philippe Jan, Bruno Lucas ; sportivement, humainement. Philippe Hinschberger parle d'une saison qui aura « été une souffrance quasi-perpétuelle », alors qu'il se réjouissait des changements intervenus à l'intersaison : renouvellement de l'équipe axé sur l'expérience, retour de Denis Zanko à ses côtés. Avec finalement des déceptions et de la galère.

Un recrutement mitigé, qu'il a fini par payer

Dans le recrutement, il note sa satisfaction à propos de Robic ou Bekamenga ; laissant entendre « que l'on s'est surtout trompé sur les joueurs que l'on pensait bien connaître, qu'on a pris sur CV », sans les nommer. « Ils se reconnaîtront. Certains ont répondu plus que moyennement, oui ». Philippe Hinschberger concède à demi-mot sa déception sur ceux dont les arrivées le réjouissait. Comme nous le disions à son éviction, sa chute a été précipitée par ceux sur qui ils appuyaient ses plus grands espoirs de justifier ces choix de l'été dernier. Pour ne citer que lui, Julien Toudic : arrivé tardivement et annoncé comme le complément à Bekamenga pour une attaque de feu, qui manquera finalement le penalty à Angers – prolongeant la série sans victoire qui coûtera la tête de l'entraîneur la semaine suivante. Hinsch' maudit aussi – encore et toujours – le début de saison, la malchance (de son dernier match contre Istres, ou d'avoir misé sur Vanhamel alors que Cappone portait une certaine réussite).

Du déjà-entendu sportif, et une part de mystère

Le ton de l'interview est posé, rien de choc, beaucoup de déjà-entendu. Philippe Hinschberger avait au moins cette qualité – qui peut aussi être un défaut – d'avoir toujours eu un discours médiatique livrant presque pêle-mêle ses pensées sportives et des lignes de conduite auxquelles il était fidèle. Et alors qu'il a parlé – de sportif essentiellement –, mais que sa situation reste compliquée, il lâche ces phrases extra-sportives comme une mélodie mélancolique : « à un moment nous avons été bousculés à l'intérieur du club par des gens qui n'ont pas eu le comportement de salariés. Cela a nui, en tout cas ça ne nous a pas aidés Pendant trois ans, j'ai épongé. On a perdu ce côté familial. Tout ça pour des broutilles, des questions de personnes. C'est dur d'en parler, mais j'ai perdu des copains. Enfin, eux se sont perdus ». A chacun de voir qui peut être visé là. C'est sans doute la dernière part de mystère de cette interview, qui prolonge celui de l'avenir de Philippe Hinschberger.

CT

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