Angers 1-1 Laval : Frustrant !

Une ouverture du score entachée d'une égalisation immédiate, un penalty raté à quelques minutes de la fin, des efforts gâchés, encore pas récompensés... Le match nul a un goût amer.

Robic sco imagesport53Antony Robic et Laval étaient tout proche de renverser le SCO. © Image Sport 53

Réjouissez-vous camarades : Laval n'aura pas perdu contre Angers cette saison. Pas une mince affaire, face à un rival qui a été sur le podium 23 journées sur 24, mais qui a subi lors des deux derbys. Et qui aurait pu, dû (mérité?) d'être battu deux fois. Mais la loterie du penalty – ou le manque d'inspiration de Toudic, au choix – en a décidé autrement. En fin de première période, lorsque Robic est déraciné par derrière par Bouka Moutou – qui, certes, prend le ballon, mais ne rate pas le mollet du lavallois – M.Moreira n'avait pas bronché. Mais lorsqu'une nouvelle fois l'intervention angevine flirte avec l'illicite, Adeoti se retrouvant plaqué dans les dix-huit mètres du SCO sur corner par Keïta, le penalty est sifflé sans hésitation. Julien Toudic prend ses responsabilités - il indique même explicitement à ses coéquipiers vouloir tirer. Le penalty tarde à être tiré, l'ancien rémois s'élance finalement et tente un plat du pied sans grande conviction, sur la gauche de Malicki... qui le repousse sans trop de difficulté (84').

L'ouverture du score et l'égalisation en quelques secondes...

Malicki repousse ici LA balle de match, après avoir déjà écœuré les attaquants Tango à plusieurs reprises – comme si souvent ces dernières années, depuis qu'il a posé ses valises dans le Maine-et-Loire. C'est toutefois Vanhamel qui s'était mis le premier en évidence. Après une frappe d'Angoula ayant frisé sa lucarne (9'), le portier belge fête son retour par un réflexe du pied face à Yattara (11'). Laval tente de construire, à l'inverse des charognards angevins qui auront abusé de longs ballons tout au long de la rencontre en quête d'une faille. Deux systèmes radicalement opposés, qui auront payé chacun leur tour en l'espace de quelques secondes. Au terme d'un joli mouvement collectif emmené par Gonçalves, Robic centre depuis la gauche pour Bekamenga dans la surface : le camerounais ne peut conclure devant un vis-à-vis, mais Renouard a suivi et marque avec sang-froid contre son ancien club (0-1, 21'). Explosion de joie Tango, mais bonheur de courte durée. Thomas balance un long ballon suite à l'engagement, et Socrier se glisse dans la tenaille entre Couturier et Vanhamel pour égaliser d'un ballon lobé (1-1, 22').

Toudic aurait pu libérer le Stade Lavallois, il le renvoie à ses doutes

Marquer un but à Jean-Bouin n'avait rien de simple. Les lavallois l'ont fait, ils l'ont saccagé immédiatement (et malheureusement). Il a fallu retourner au charbon, le climat s'électrifiait, les angevins étaient les plus nerveux mais Malicki veillait : notamment sur l'ultime coup-franc Tango avant la pause, qui voit Robic buter sur l'ancien portier lillois dans la surface (45+2'). Peu après l'heure de jeu, c'est encore l'ancien vannetais qui alerte les gants du doyen angevin, captant en deux temps (63'). Gonçalves n'aura pas plus de réussite : le bout du gant de Malicki détourne sa tentative (68') ! Vanhamel a lui veillé sur les quelques ballons vicieux à négocier. Soutenu par son arrière-garde, aussi solide que ces dernières semaines – outre ce but, qui pèse très lourd au final. Presque autant que ce maudit penalty, qui intervenait presque comme la juste récompense de tous les efforts Tango. Ce samedi après-midi à Jean Bouin, depuis le début de l'année 2014... A l'aller, le derby avait fait décoller Laval. Au retour, il ne fait qu'empirer la frustration de ne pas être récompensé des efforts.

CT

Les notes des Tango : Vanhamel (6) – Belaud (7), Adeoti (6,5), Couturier (5,5), Rippert (6,5) – Coulibaly (7), Gonçalves (6,5), Alla (6,5) – Robic (7), Bekamenga (5,5), Renouard (6,5).

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