Dans le brouillard, une page se tourne...

Philippe Hinschberger a été « dispensé » de son poste d'entraîneur. Une page de sept ans se tourne, Denis Zanko prend la succession jusqu'à la fin de saison. Dans une situation plus que jamais floue et incertaine.

Depart ph stadelavallois allezlavalLe feuilleton de la vie du Stade Lavallois moderne a vu une page de sept ans se tourner ce lundi. © stade-lavallois.com / Montage : Allez-Laval

Philippe Jan avait promis, presque juré, que l'arrivée de Denis Zanko n'était en aucun cas une anticipation à une succession au poste d'entraîneur principal, l'été dernier. Depuis, et dès la saison dernière lorsque le club s'engluait dans la zone de relégation, le président Tango avait également été toujours venu au front pour défendre corps et âme Philippe Hinschberger. Pourtant, suite à la défaite contre Istres, enfonçant un peu plus le Stade Lavallois, il a bien fallu trancher – alors que la voix de certains dirigeants commençaient à susurrer de plus en plus fort la nécessité de changement. Epaulé par ses acolytes membres du directoire (Erwan Bihel, Laurent Lairy, Benoît Maurice), Philippe Jan a annoncé ce lundi après-midi, dans une conférence de presse exceptionnelle au siège du club, que Philippe Hinschberger était « dispensé » de ses fonctions d'entraîneur, et remplacé par Denis Zanko jusqu'à la fin de saison.

Philippe Hinschberger n'est pas viré, mais « dispensé »

« Dispensé », ça veut dire quoi exactement ? Que Denis Zanko va sauver le club (ou pas), et qu'en fin de saison on réfléchira à qui (re)prendra le poste d'entraîneur principal en 2014-2015 ? Non. Mais la situation est complexe : Philippe Hinschberger n'est plus l'entraîneur du Stade Lavallois. Toutefois il n'est pas concrètement viré (indemnité de licenciement trop lourde ? Désaccord sur les conditions de départ [solution privilégiée d'après nos informations] ? Imbroglio autour du DEPF (voir plus bas)). Sur l'article d'annonce du site officiel, l'ancien technicien de Niort n'est pas explicitement remercié (dans les deux sens du terme d'ailleurs), même pas cité ; lui dont le contrat avec le club de Philippe Jan court/couraient jusqu'à l'été 2015. Il n'ira finalement pas au bout de ces huit années mayennaises. Il ne finira même pas la septième sur le banc du club qu'il a fait remonté en Ligue 2 en 2009 ; et qu'il a depuis, maintenu tant bien que mal en seconde division... Plus souvent mis sur la sellette par les supporters que les dirigeants, il avait sauvé sa tête en fin de saison dernière ou après le derby face à Angers en début de saison – pour peu qu'il ait vraiment été menacé.

Denis Zanko jusqu'à la fin de saison, et le flou s'épaissit

Avec cette « dispense », c'est une page qui se tourne au Stade Lavallois. On le savait : l'ancien joueur de Metz n'était pas éternel à la tête de l'équipe Tango. En revanche, il va désormais falloir espérer que le club survive à cette – nouvelle – saison galère. Avec désormais Denis Zanko en chef d'orchestre : l'entraîneur a changé, mais la situation reste complexe. Pas sûr d'ailleurs que cette rotation sur le banc simplifie la vie du club : quid de la situation d'Hinschberger ? Et des diplômes d'entraîneur principal (le fameux DEPF, dont la non-possession peut entraîner une amende de quelques milliers d'euros à chaque match) de Denis Zanko ? Une chose est claire : la direction du Stade Lavallois a pris sa décision. Denis Zanko n'était peut-être pas forcément le favori pour prendre la succession de son ami et collègue Philippe Hinschberger, retrouvé l'été dernier à Laval. Toujours est-il qu'il a été officialisé (entre choix du club et des potentiels successeurs sollicités), plutôt que des externes comme Stéphane Crucet et d'autres. L'entraîneur a changé, la situation n'est pas – pour le moment – éclaircie.

CT

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