La semaine danger

Déséquilibré dans son efficacité entre derrière et devant, instable au classement juste au niveau de la ligne de flottaison, Laval doit préparer le derby. Un match particulier, qui peut tout faire basculer.

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Dix-huitième, Laval prépare un match atypique et décisif. © Image Sport 53

 

Depuis trois rencontres, le Stade Lavallois fournit des prestations à deux facettes. Chaque élément positif reflète un négatif, et vice-versa d'ailleurs, entre la solidité défensive et la stérilité offensive. Trois matchs sans prendre de but, trois matchs sans en marquer. Contre Clermont et Dijon, l'arrière-garde Tango a su être vigilante sur les rares assauts adverses, à Lens elle a dû rester au garde-à-vous durant quatre-vingt-dix minutes pour résister aux déferlantes Sang et Or. Tandis que devant, ni la multiplication des tentatives à domicile, ni les quelques contres-éclair à Bollaert n'auront fait mouche. Un contraste qui, certes, fait avancer les Tango au classement, un point par un point. Mais à un rythme bien aboulique et incertain qui ne peut pas durer indéfiniment.

Seul Brest et Laval n'ont pas gagné depuis début décembre

Avec 22 points en 24 journées, Laval se place actuellement dans la zone de relégation. A l'image de l'après-Clermont et d'une remontée à la 17e place pour une semaine, l'extirpation n'est jamais très loin ; comptablement du moins. Car la forme du moment ne joue pas en faveur des mayennais. Quand Nîmes (15e) ou Istres (17e) sont troisièmes ex-aequo sur la phase retour (sept points sur neuf possibles), Laval fait partie des trois équipes de Ligue 2 à n'avoir pas encore gagné en 2014. Avec Clermont, qui avait fini 2013 par une victoire le 20 décembre ; et Brest, en pleine déconfiture depuis le 25 octobre (aucun succès en L2 depuis). Les Tango en sont eux à sept matchs sans victoire en championnat. Ils donnent l'impression d'être attirés petit-à-petit vers le fond de la marre, en gardant encore la bouche et le nez à l'extérieur pour respirer tant bien que mal. Mais on sent qu'il ne faudrait pas grand-chose pour anéantir la flottaison, quand le travail d'extirpation s'annonce plus laborieux - et urgent à accélérer.

La coulée, ou un nouveau contre-courant vers le haut ?

Or, la prochaine rencontre – à savoir le derby à Angers – s'annonce comme le jet d'un pavé dans la marre. Il va y avoir inévitablement des vagues : porteront-elles le Stade Lavallois d'un contre-courant soudain vers le haut – à l'instar du match aller ? Ou seront-elles partisanes d'une alerte noyade, sur la pelouse d'une équipe qui talonne le leader et reste sur sept matchs sans défaite (en comptant la Coupe de France) dont cinq victoires ? Le match aller est encore inévitablement dans tous les esprits. Les Scoïstes n'ont toujours pas dû digérer ce 4-1. A Laval, ce bon souvenir porte des espoirs quant aux qualités de l'équipe, notamment à se sublimer dans des moments inattendus. Samedi, à la télé, ça serait une bonne idée d'éviter une nouvelle noyade chez un gros, comme la bande d'Anthony Gonçalves y était parvenue à Lens lors de son dernier déplacement. Il y a une semaine d'entraînement pour se préparer à ce derby. Début de la semaine danger.

CT

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