Laval 3-4 Istres : De la folie, des fourberies, le temps qui fuit

Epaulé par un Perrau-Niel des grands soirs au sifflet, et des assistants à mettre dans le même sac, les Tango ont foiré ce fameux rendez-vous déterminant. L'abnégation a offert trois buts, la fébrilité en a puni quatre.

Belaud diarra imagesport53Laval s'est libéré offensivement en marquant trois buts, Diarra aussi... © Image Sport 53

On aurait pu attendre un match serré, se jouant sur un petit détail, entre deux mal classés ce vendredi à Le Basser. On aura finalement eu un match de district : des attaques prenant le dessus sur les défenses, dans un match champêtre, aiguisé d'un arbitrage à la bonne franquette. Le vieux monsieur avec le bonnet qui bougonne chaque vendredi « il y a au moins trois-quatre penaltys oubliés pour Laval », il a concrètement raison ce soir. Deux accrochages nets sur Lolohea, un - voire deux - contact(s) ultra-discutable(s) sur Robic... Le compte est bon. Dans cette même surface où, en début de match, l'arbitre assistant devait regarder défiler les panneaux lumineux, pour ne pas voir les quelques mètres d'hors-jeu de C.Diarra (0-1, 8'). Qu'importe, Laval avait su renverser la vapeur... pour finalement passer de la folie aux fourberies.

Bekamenga et Adeoti, buteurs, n'auront encore pas suffi...

Le vétéran Jérôme Leroy aura plusieurs fois devancé des lavallois dans une désorganisation totale en seconde période. Avec un faux-apport offensif des joueurs plus défensifs, et une totale déchéance collective. Pourtant, Adeoti ou Bekamenga ont encore tiré l'équipe vers le haut. Le béninois égalise sur un coup-franc excentré d'Alla, qu'il prolonge de la tête (1-1, 20'). Le camerounais donnait quant à lui l'avantage aux siens, sur un exploit individuel comme il les aime : dos au but, il contrôle de la poitrine et se retourne en fusillant Lejeune (38'). Le portier istréen – préféré à Balijon, comme souvent cette saison – pas exempt de tout reproche, qui ne pourra de nouveau que toucher le ballon, lorsque Bekamenga reprend de la tête le corner d'Alla (3-2, 45+2'). Entre temps, Laval avait été compatissant en étant collectivement spectateur sur un corner – mal – renvoyé, mais revenu traîner dans la surface Tango, jusqu'à la concrétisation de Diarra entre l'impuissance de Vanhamel et celle de Rippert sur la ligne (2-2, 42').

Triplé de Diarra et défense lavalloise très compatissante

Rippert a été plusieurs fois aux abois à gauche – pas aidé par un Renouard qui jouait les fantômes en se ré-axant sans cesse –, mais sans véritable conséquence. On ne peut en revanche pas tirer le même constat pour Belaud, à droite. Epaulé dans la pitrerie par des collègues qui se gênent aux six mètres sur le centre de Le Goff, il voit Koné offrir une nouvelle égalisation au FCIOP (3-3, 54'). Puis, vingt minutes plus tard, il est de nouveau dépassé et Diarra s'offre le triplé : un missile qui tape le poteau gauche, et meurt dans le petit filet droit du statique Vanhamel (3-4, 72'). Il y aura les quelques penaltys oubliés, ternissant la bonne entrée de Lolohea qui aurait mérité récompense. Il y a Philippe Hinschberger, de nouveau désabusé en conférence de presse. Et puis les regrets, le temps qui passe, la victoire qui fuit toujours Laval, des langues qui commencent à se délier... On s'engouffre, rien ne change : jusqu'à quand ?

CT

Les notes : Vanhamel (3) – Belaud (2,5), Adeoti (5,5), Couturier (3,5), Rippert (4) – Coulibaly (4,5), Gonçalves (5,5), Alla (6) – Robic (5,5), Bekamenga (8), Renouard (3,5).

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×