Le jour d'après

Vendredi, Denis Zanko officiera pour la première fois comme entraîneur principal du Stade Lavallois. Pour un match déjà couperet à Brest (18e), au terme d'une semaine « traumatisante ».

Zanko entr avbrest imagesport53Denis Zanko sait que sa nouvelle mission va l'exposer d'avantage, qu'elle sera tumultueuse mais pas irréalisable. © Image Sport 53

Pour la première fois depuis 253 rencontres de championnat (auxquelles s'ajoutent les matchs de coupes nationales, les amicaux...), le Stade Lavallois n'aura pas pour entraîneur principal Philippe Hinschberger, vendredi à Brest. C'est donc Denis Zanko qui a repris le flambeau, pour les treize prochaines journées. Et actuellement la question n'est pas (n'est plus, n'est pas encore) de savoir si c'est un choix par défaut, si l'ancien technicien du Mans ira au-delà de ce bail... La préoccupation du moment, c'est de sortir le SLMFC du pétrin où il est, et où il s'enfonce à ne plus gagner depuis fin-novembre. Alors oui, maintenant que la direction a tranché et changé le commandant de bord, on a envie de croire à l’électrochoc, au choc psychologique – appelez ça comme vous voudrez. Néanmoins vendredi, c'est dans la brume et sur une mer toujours bien agitée, que le Stade Lavallois va débarquer sur les côtes finistériennes ; avec trois points de retard et un match d'avance sur son adversaire (qui vient de lui chiper la 18e place).

Semaine traumatisante, situation toujours préoccupante

On parlait d'Istres comme du match à absolument gagner. Désormais, les prochaines rencontres n'auront pas vocation à entamer le sauvetage, mais à maintenir les espoirs d'éviter la noyade. D'autant que lors des deux prochaines rencontres, le Stade Lavallois affrontera ses acolytes de la zone de relégation depuis la 22e journée. A commencer par Brest... qui va mieux ces derniers temps – c'est bien connu, quand le ciel s'éclaircit en Bretagne, la Mayenne est la première à recevoir les précipitations par l'Ouest. Sans victoire depuis le 25 octobre, la troupe d'Alex Dupont vient d'enchaîner deux succès consécutifs : contre Auxerre et à Bastia (1-0 à chaque fois). Sans être transcendants, mais avec cette efficacité minimale qui a tant fait saliver les Tango durant leur enchaînement de matchs nuls début 2014. Puis il y a eu la défaite d'Istres, mettant fin à quatre score de parités, et à la relation Laval-Hinschberger après quasiment sept ans de vie commune. Nécessairement le renouveau doit dépasser le poste d'entraîneur, pour croire au maintien.

Brest revit, quand Laval veut faire survivre ces espoirs

Pour sa conférence de presse d’intronisation au poste d'entraîneur principal du Stade Lavallois, Denis Zanko a parlé de « forte mobilisation », d'un moment « traumatisant » qui a « touché tout le monde au club », d'un objectif-maintien « réalisable », de « plaisir », de « ré-apprendre à gagner », de gestion sportive et humaine. Mais aussi de son « affectivité » comme « enfant du club » et de son amitié avec Philippe Hinschberger, dont il a eu la « caution morale » pour reprendre le flambeau, et dont il poursuivra le travail entrepris à ses côtés. Denis Zanko sera en première ligne pour faire ses propres choix, mais il n'y aura rien de révolutionnaire : « on ne fera pas de la magie tel David Copperfield ». A Brest, la parole pourrait être donnée à la jeunesse – dans la lignée des derniers groupes de Philippe Hinschberger. Alla suspendu, Mimoun devrait le remplacer au milieu de terrain. Perrot pourrait retrouver le couloir droit en défense. Hautbois et Lolohea ont également un coup à jouer, entre méforme et blessure de leurs concurrents. Denis Zanko prévient : « Il y a pas mal de tempêtes à traverser ». Ça commencera par le tonnerre de Brest.

CT

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site