On ne parle pas de tournant, mais de victoire impérative

Après Angers, Laval ne doit pas exploser dans sa colère. Philippe Hinschberger ne commente pas les chamailles Lucas-Jan, Toudic est écarté, Lolohea en profite... Surtout, il va falloir gagner, vite !

Lolohea cfa2 imagesport53César Lolohea profite des malheurs de Toudic pour se glisser dans le groupe. © Image Sport 53

L'égalisation dans la foulée de l'ouverture du score, un Malicki transcendé comme lors de chaque derby, le penalty de Toudic... Tout cela est du passé, mais vient compléter une liste qui s'allonge, et demeure toujours non-exhaustive, des regrets hivernaux lavallois. Il n'y a plus qu'une équipe courant après un succès depuis décembre en Ligue 2 : Laval, qui s'enlise à sa 18e place et compte trois points de retard sur le 17e (Nîmes). Trois points, soit l'équivalent d'une victoire : et c'est ce après quoi les Tango courent depuis le fameux match de Coupe à Amiens. Jordan Adeoti nous a dit que ça n'avait pas été particulièrement un tournant. En revanche, le match de vendredi vaudra très cher : « La victoire sera impérative, nous disait le numéro 12 mayennais mercredi. Nous serons à domicile, contre un concurrent direct. On se devra d'être ambitieux dans le jeu... et de gagner ».

Contre Istres, la victoire sera plus que jamais « impérative »

Début 2014, une sorte de « club des cinq » s'étaient formés : Brest, Châteauroux, Istres, Laval, Nîmes. Tous les cinq agglutinés en deux-trois points, se décollant à l'arrière du peloton, entre la quinzième et la dix-neuvième place. Comme s'ils étaient déjà condamnés à batailler entre eux, pour déterminer quels seraient les trois à se sauver, et les deux qui accompagneraient le CA Bastia en National à la fin de la saison. Depuis, ce groupe détaché recolle au peloton. Et il s'agit désormais de ne pas se re-décollé en solitaire, par une dégringolade qui toucherait au quasi-rédhibitoire. Le Stade Brestois a retrouvé le goût du succès – chose qu'il n'avait pas connu depuis octobre ! - la semaine passée, et revit. Laval doit urgemment en faire de même. Pour la tête, pour les jambes, pour les points. « Vendredi, on aura plus de pression que lorsqu'on a été à Angers par exemple, note Jordan Adeoti. Prendre des points face à de telles équipes, c'est presque du bonus. Là Istres, on connaît l'enjeu : on n'a pas le droit à l'erreur ». Et ce pour plusieurs rencontres : « Il va falloir les aborder avec confiance et la volonté de l'emporter ».

Victoire attendue pour les trois prochains matchs à domicile

Le Stade Lavallois croit toujours en lui-même ; bien que Philippe Jan et Bruno Lucas commencent à se titiller dans la presse... Philippe Hinschberger, lui, reste concentré sur le jeu : il se force à digérer la colère d'Angers, il a envoyé Toudic au bagne pour quelques temps. César Lolohea en profite, alors que Sehrou Guirassy est également de plus en plus présent dans les entraînements du groupe pro. Cappone souffre toujours de sa lésion à la cuisse, Baby du poignet. Avec les forces en présence, et un probable 4-3-3 toujours plein d'espoir d'être enfin récompensé, il faudra l'emporter vendredi. « A domicile, on veut prendre 9 points sur les trois prochains matchs (Istres, Bastia, Auxerre, ndlr), annonce, net, Jordan Adeoti. Après, il faudra essayer de gratter ce que l'on peut à l'extérieur. A Brest mais aussi au Havre : ce ne sera pas facile, mais on a déjà montré que l'on savait bien jouer contre les grosses équipes. On ne s'interdit rien, surtout pas de prendre un maximum de points... On en a besoin de toute façon ».

CT & RP

Le groupe pour Istres : Vanhamel, Hautbois - Belaud, Perrot, Adeoti, Couturier, Rippert - Alla, Coulibaly, Gonçalves, Robic, Renouard, Mimoun, Lolohea - Bekamenga, Diallo.

Absents : Cappone (cuisse), Baby (poignet), Dreuslin, Ben Djemia, Traoré, Thibault, Tibéri, Militosyan, Sané, Toudic.

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