Un penalty, des responsabilités... quelles conséquences ?

Julien Toudic a raté le penalty de la victoire samedi. Un penalty qu'aurait dû frapper Alla. De quoi frustrer Hinschberger et tous les lavallois. Avec des conséquences à mesurer dans la durée...

Toudic modif is53Julien Toudic voulait rebooster sa saison et sortir de son équipe du doute... Trop de poids pour un tireur improvisé ? © Image Sport 53

La saison passée après le déplacement à Jean-Bouin, on s'était demandé – métaphoriquement – s'il fallait brûler Ghislain Gimbert, pour son expulsion ayant entraîné un basculement de la rencontre à l'avantage des angevins dans les derniers instants. Cette année, on pourrait reposer la même question à propos de Julien Toudic, qui pouvait très certainement offrir le derby à Laval sur penalty. « On est dix-huitième, on vient chez le deuxième du championnat. A la fin, le stade est en folie parce qu'on n'est pas capable de... On n'est pas capable », pestait Philippe Hinschberger. Pas capable de mettre au fond ce foutu penalty à sept minutes de la fin ? C'est ce que l'on comprend sans trop d'ambiguïté dans l'hyper-frustration de l'entraîneur Tango. Pour la quatrième fois d'affilée, il finit la rencontre consterné par la stérilité des efforts de ses joueurs, malgré un contenu des meilleurs. Laval a retrouvé le chemin des buts, mais a aussi perdu sa perméabilité – sur l'un des biens rares assauts scoïstes, qui plus est dans la foulée de l'ouverture du score.

Un penalty qui portait toutes les bonnes espérances...

Le Stade Lavallois aurait pu reprendre l'avantage. Angers est bien revenu après la mi-temps, durant un quart d'heure, sans pour autant inquiéter Vanhamel de frappes cadrées. Tandis que Malicki a pour sa part dû s'employer devant Robic et Gonçalves, notamment. Robic qui avait déjà eu un face-à-face, suite à un coup-franc que les locaux n'arrivaient pas à écarter de leur surface, dans le temps additionnel des quarante-cinq premières minutes. Cette nouvelle inefficacité offensive, de même que l’errance fatale sur l'égalisation angevine, et toutes les moindres imperfections : Julien Toudic aurait pu les gommer en marquant ce penalty, et en offrant le derby aux Tango. Mais ce raté renvoie Laval à ses doutes ; ainsi qu'à l'interrogation de savoir qui devait véritablement frapper ce – maudit – « peno »... En conférence de presse, Philippe Hinschberger a coupé court – dans une colère non-dissimulée – à la discussion. « Il y a des gens désignés pour tirer. Mais c'est notre cuisine interne, on réglera ça entre nous ». Ca ne regardait pas les journalistes présents, ni qui que ce soit d'autre... On partage la douleur, pas les vérités de son origine.

Le penalty appartient au passé, mais il pèse et pèsera

Julien Toudic a pourtant bel et bien confirmé que c'est Hassane Alla qui était désigné pour frapper – comme à l'aller. Mais l'ancien rémois se sentait bien, il voulait être décisif, retrouver le chemin des buts et la confiance. Lui qui pour l'instant, affiche à son compteur seulement des bouts de matchs en championnat (16 apparitions dont 4 titularisations, 468 minutes) pour un petit but (face au Havre). Au final, son ego déchante un peu plus, et c'est toute l'équipe, le club, et ceux qui gravitent autour qui en prennent un coup dans l'aile. Dès la fin du match, le capitaine Anthony Gonçalves a voulu calmer les esprits, en allant notamment vers la tribune lavalloise. Julien Toudic a fait quelques pas aussi, des gestes d'excuse... Il avait pris la responsabilité de ce penalty, pour lui, pour les autres. Il l'a manqué. C'est du passé. Maintenant, au fil des jours puis des semaines, on verra la portée de ce raté. En attendant, Laval reste dans la zone de relégation, dans le doute, avec ses incertitudes, à la recherche du petit truc qui ferait basculer du bon côté. Ça aurait pu être un penalty.

CT

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