Bilan de PH : l’évolution de la saison 2011-2012

Ce samedi après-midi Philippe Hinschberger a fait le bilan de cette saison 2011-2012, pendant plus d’une heure et quart sur la radio du club. Première partie du compte-rendu de ce qui a été dit d’important, avec un retour sur le déroulement de la saison qui vient de se clore.

ph-conf-bastia.jpgPhilippe Hinschberger s'avère satisfait de la saison qui vient de se terminer, avec ses bons et mauvais moments. © Capture d’écran LFP

Premier temps inévitable, un bref retour sur le dernier match de championnat : « On perd logiquement par rapport à la première mi-temps où Clermont a montré plus de qualité. La seconde a été meilleure, on était proche de l’égalisation, malheureusement on prend ce second but contre notre camp… » Et Laval fini tristement sa saison, avec une seizième place au classement final. « On est logiquement sanctionné d’une sale fin de saison. Ce classement reflète d’avantage notre qualité sur le papier que notre saison sur le terrain. Forcément tout le monde est très déçu, ça fait un mois que je mets les joueurs en garde. Chacun ses pré-occupations, les joueurs n’étaient plus tous à la compétition… ». Mais cette issue « en eau de boudin », Philippe Hinschberger veut la relativiser par rapport à toute la saison. Retour en arrière.

« C’était ma cinquième saison, la première que j’avais autant de blessé… »

Laval avait fait « un recrutement axé sur des joueurs touchés par les blessures : Gamboa, Viale, Do Marcolino, Ciaravino, Signorino… auxquels Badiane s’est ajouté en cours de saison. Mais ce mercato était intéressant car réalisé en temps et en heure. » Cependant l’entame est difficile : « C’était ma cinquième saison, la première que j’avais autant de blessé. Du coup mon staff et moi avions forcément grise mine au moment de débuter le championnat. Les premiers matchs nous ont donné raison : mené 2-0 contre Clermont puis Boulogne à domicile… » L’entraîneur lavallois pointe une caractéristique de son équipe : « On a été trop dans la réaction. On attendait d’être menés pour égaliser, ou juste réduire le score. Le match d’Istres nous a sorti la tête de l’eau fin août. Ensuite, on n’a jamais su gagner le match qui nous aurait fait vraiment basculer vers le haut. Quand on pouvait revenir titiller le podium pour un point ou deux, on calait ». Surtout à l’extérieur : « On a des joueurs qui ne jouent pas à l’extérieur, qui ne résistent pas aux duels : je pense à Sébastien Renouard, Vincent Le Baron, Ghislain Gimbert… »

« Contre Guingamp, on ne doit jamais perdre ! »

Parmi les matchs marquant de 2011, il relève les derniers contre Nantes et Le Mans, mais aussi un autre tout particulier : Guingamp. « On ne doit jamais perdre ce soir-là. Il y a une mauvaise gestion de M.Falcone sur l’action qui fait basculer la rencontre. On s’est fait un peu… énormément fourrer par Mathis. Après Ludo (Gamboa) a ce geste qu’il ne doit pas avoir, on en a beaucoup reparlé lui et moi après. On avait ouvert le score après moins d’une minute par Gonçalvès, il y a ce fait de jeu qui fait tout basculer, et à la fin on est battu sur deux coups de patte de Giresse, avec Balijon qui se trouve sur le deuxième, relate le coach mayennais. Mais derrière on va gagner à Nantes et on bat Le Mans. Ca nous a fait réagir cette défaite face à Guingamp, ce qui rejoint ce que je disais : nous sommes toujours dans la réaction. » Néanmoins à Noël, Philippe Hinschberger était « satisfait de cette première partie de saison. Mais après il y a un sale hiver : janvier, février, mars. »

« En mars rien n’a été, mais on a le mérite de se relever en avril »

Pour débuter 2012, l’élimination en Coupe de France chez les amateurs de Valence. Elimination sur laquelle Philippe Hinschberger n’a « pas grand-chose à redire. Ce n’est pas une élimination piteuse, ou une faute professionnelle comme on peut l’entendre au café du coin. Si on a 20% de réussite en plus, notamment Ghislain Gimbert qui rate au moins trois duels avec le gardien, on peut passer aisément. » Mais Laval enchaîne de malchance, jusqu’à ce mois de mars vide : sept matchs, zéro victoire. « On n’a pas forcément un calendrier favorable dans la forme, et puis dans le contenu je ne vais pas revenir sur le poteau de Fabrice Do Marcolino à Angers, seul à trois mètres du but vide… Rien n’a été. » Heureusement, avril est plus rayonnant ! « Au mois d’avril on a eu le mérite de se relever : trois victoires sur quatre matchs. C’est ce mois d’avril qui nous a permis de nous sauver. Au final ça n’est pas totalement bénéfique vu le mois de mai catastrophique que l’on fait… »

Malgré « le mois de mai catastrophique », cette saison est « satisfaisante »

Mais s’il adhère au fait que le dernier mois de compétition a été pittoresque, il ne veut pas pour autant entendre parler d’un manque d’ambition. Et les nostalgiques en prennent pour leur grade : « Il faut vivre avec son temps, l’époque où Laval était en Ligue 1, aucun joueur actuel ne l’a connu. Remercions les politiques de nous avoir permis d’avoir des structures en adéquation avec l’instant présent. Maintenant on a quand même un stade inadapté à la Ligue 2, et même s’il y a une histoire, Laval n’est pas aussi attractif que ses voisins Tours, Nantes, Angers… A partir de là le maintien est un objectif réalisable que l’on se fixe. Si demain je dis qu’on vise la Ligue 1, tout le monde rigole… » Donc au moment de clore cette saison 2011-2012, le positivisme est de mise : « Je resterais positif en disant que l’on s’est maintenu, et que tout le monde ne peut pas en dire autant. Ca va peut-être faire hurler dans les chaumières mais, moi, cette saison, avec une belle première partie et un super mois d’avril, je l’estime satisfaisante ».

Charles.T

La deuxième partie du bilan de Philippe Hinschberger, avec sa prolongation et le mercato.

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