Le jeu les joueurs après Boulogne-sur-Mer

Alors que ses joueurs en forme du moment n’ont pas pu s’exprimer, c’est toute l’équipe du Stade Lavallois qui a chuté violemment sur la Côte d’Opale. Sans qu’elle puisse être incriminée, malgré la lourdeur du score final.

defaite-usbco.jpgLa soirée a été difficile pour Jérôme Lebouc, Sébastien Renouard, Philippe Hinschberger, Fabrice Levrat et les lavallois. © SO

Bien que l’on ne pourra pas reprocher aux lavallois un manque d’abnégation, le contenu était loin du dernier déplacement au Mans, il y a de cela une semaine : le score final est antinomique également. Les joueurs-symboles sont vite trouvés : le buteur du moment Fabrice Do Marcolino a débuté sur le banc, n’entrant qu’en fin de partie et n’ayant pas la possibilité d’être buteur un quatrième match consécutif. Du côté des titulaires défensifs, Arnaud Balijon n’a eu aucun arrêt digne de ce nom à réaliser : peu de tirs boulonnais, dont une majorité hors-cadre, et puis il y a ces deux penaltys où il est battu, ainsi que ce coup-franc en toute fin de rencontre qui le laisse de marbre. Pour sa part Nicolas Pallois a de nouveau essayé de s’imposer comme un roc en charnière centrale : il ne s’en est d’ailleurs pas mal sorti, les nordistes ne se montrant vivaces que par le jeune Chadili… dont Laval retiendra peut-être d’avantage l’aisance à tomber dans la surface que l’aisance balle au pied qui est la sienne.

Quand l’arbitre fait tousser Pallois, l’homme en forme du moment, Laval s’enrhume

Deux fois le numéro 33 est venu buter à l’épaule sur Pallois, deux fois le point de penalty a été désigné, deux fois la rencontre a basculé, toujours plus en faveur de l’USBCO. Car à côté de ça Laval n’a jamais réussi à vraiment prendre le match à son compte, face à des boulonnais chétifs : derrière, Pierre Talmont a gagné beaucoup de duels dans l’axe (même si certains médias, notamment le site de la LFP, indiquent que c’est lui qui dévie le coup-franc du 3-0 dans ses filets), sur les côtés Lindsay Rose et Franck Signorino ont multiplié les aller-retour entre défense et attaque. L’ancien messin est notamment à l’origine de la plus grosse occasion mayennaise, à la vingtième minute : son centre est repris sur la barre transversale par Jérôme Lebouc. Lebouc, l’un des lavallois qui a cherché à construire le jeu de son équipe, afin qu’elle ne garde pas la tête sous l’eau ; mais on l’a moins vu en seconde période, à 2-0. Un cran plus bas, Anthony Losilla a aussi cherché à écarter le jeu de son équipe, alors que Fabrice Levrat a beaucoup pressé et mis de l’envie pour son retour en tant que titulaire. Quant à Anthony Gonçalvès, il avait coulissé dans le couloir droit où il a livré de beaux duels avec Gace, et quelques centres. De l’autre côté Sébastien Renouard a aussi cherché à mettre du mouvement, en alternant le jeu court et plus long. Cherchant notamment un Julien Viale très discret à la pointe de l’attaque.

Les Tango ont fait ce qu’ils ont pu, mais ça n’a pas suffit

A l’inverse de Ghislain Gimbert, entré peu après l’heure de jeu, qui est passé deux fois tout proche de réduire le score dans les dernières minutes, notamment sur un centre de Gonçalvès. De retour de blessure et entré en fin de rencontre, Ludovic Gamboa a également cherché à mettre sa patte gauche en avant : en vain. Il semblait écrit que Laval chuterait à Boulogne-sur-Mer, et que si le dix-neuvième ne démontrait rien dans le jeu, notamment dans la conclusion, il aurait bien le coup de pouce qui ferait basculer la rencontre en sa faveur : l’arbitrage de M.Guillard reste en travers de la gorge, notamment de Franck Signorino. Mais quoiqu’on en dise, même s’ils n’ont jamais su élever leur niveau de jeu pour chercher à contrecarrer le destin qui leur était défavorable, les Tango ne peuvent pas être accusés d’avoir laissé filer ce match. Après tout, ils n’avaient plus rien à jouer eux, l’USBCO a entretenu ses espoirs de maintien, Philippe Hinschberger a vu des choses satisfaisantes : tout le monde est content. Même si le score et les buts ne sont pas ce qu’il y a de plus facilement digérable.

S’il fallait les noter : Balijon (5,5) – Rose (6), Talmont (5,5), Pallois (5,5), Signorino (6) – Gonçalvès (6,5), Levrat (6), Losilla (5,5), Renouard (5,5) – Lebouc (6,5), Viale (5,5)

Charles.T

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