Le jeu les joueurs après Le Havre

Pour leur dernier match de la saison à domicile, les Tango ont perdu. Et déçu : dans un match sans enjeu pour eux, ils n’ont pas su rivaliser avec des havrais survoltés à l’idée d’acquérir leur maintien. Mission accomplie pour les normands ; côté lavallois, on finit – une nouvelle fois – sur une fausse note à Le Basser.

pallois-lehavre.jpgNicolas Pallois ne peut retenir Yohann Rivière qui file inscrire le premier but de son équipe. © SO du HAC

Tout le monde (joueurs, staff, dirigeants, supporters) espérait le meilleur match possible pour l’ultime rencontre à domicile de la saison, avec du spectacle, un peu de fête. On aura finalement eut droit à une défaite avec des joueurs qui ont manqué de folie, et même déçu, devant un public les assimilant à des touristes et encourageant d’avantage Le Havre pour chambrer sa propre équipe. Triste fin à domicile pour cette édition 2011-2012 lavalloise donc. D’autant que pour certains c’était probablement (ou certainement, selon les cas) la der’ des der’ à Le Basser avec la tunique Tango. On pense par exemple à Lindsay Rose, qui a cherché à bien faire, notamment offensivement dans la construction et quelques montées solitaires, mais qui a manqué plusieurs fois de précision dans ses interventions. Comme beaucoup d’autres : notamment Nicolas Pallois, revenu en boulet de canon pour la fin de saison, qui touche la barre adverse en fin de match, se montrant par ailleurs solide derrière… bien que dépassé sur les deux buts havrais.

Talmont, le seul qui pourra rimer avec satisfaction

Pierre Talmont a pour sa part été l’un des seuls à surnager, résistant face à un très bon Rivière qu’il a contenu avec application. A gauche, Franck Signorino a encore été présent, sans être exceptionnel ; alors qu’Arnaud Balijon n’a pas eut tellement de travail, et se retrouve par deux fois impuissant. Autre joueur à avoir la tête légèrement au-dessus de l’eau : Anthony Gonçalvès, dont la combativité fait qu’on ne peut pas dire qu’il était en vacances, lui, malgré plusieurs maladresses dans les duels et la relance. A ses côtés Anthony Losilla, qui disputait lui-aussi probablement son dernier match à Le Basser, a manqué de poids : à la peine dans les duels, intervenant souvent de justesse en taclant, il a aussi peiné à rayonner dans la construction du jeu de son équipe. Une construction également bien handicapée par la performance des ailiers : Vincent Le Baron a tenté quelques slaloms solitaires, inaboutis, et n’a jamais pris de ballons aériens. De l’autre côté Sébastien Renouard s’est plusieurs fois emmêlé les pinceaux, entre glissades à répétition et centres vains. Quant au duo d’attaque, Fabrice Do Marcolino a eu du mal à mettre du mouvement dans son jeu, étant trop souvent statique et lourd sur ses appuis ; tandis que Julien Viale, peut-être par souci de trop bien faire, a quasiment tout raté : contrôles, frappes, appels…

Un secteur offensif décousu ; les meilleures occasions venant de… Pallois et Levrat, en fin de match

Du côté des remplaçants, Ghislain Gimbert est venu apporter sa hargne devant, mais a perdu plusieurs ballons aux abords du but adverse ; tandis que Jérôme Lebouc a été plutôt discret, mais a joué juste sur les quelques ballons qu’il a eus, notamment lorsqu’il sert Pallois qui frappe sur la barre. Enfin Fabrice Levrat, pour qui la fin de l’aventure lavalloise pourrait également sonner prochainement, est entré au milieu où il n’a pas été plus tranchant que Losilla, avec des interventions de justesse ou en retard : il s’est tout de même illustré d’un tir capté en deux temps par Placide devant sa ligne. Avec ce tir ou encore celui de Pallois, on peut se dire que Laval aurait pu mettre un petit but pour sa dernière représentation à domicile de la saison. Il n’en fût rien, les Tango ont perdu sans marquer : chacun se fera son opinion sur le fait qu’ils aient offert le match au Havre seuls, si M.Buquet a influé aussi, si les havrais ont été formidables où s’ils ont bénéficié d’une sacrée aide lavalloise… Toujours est-il que le clap de fin à la maison a un goût bien amer – encore.

Charles.T

 

S’il fallait les noter : Balijon (5) – Rose (5,5), Talmont (6), Pallois (5,5), Signorino (5,5) – Renouard (4), Losilla (5), Gonçalvès (5,5), Le Baron (4) – Do Marcolino (5), Viale (4)

 

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