Le jeu les joueurs après Tours

Laval s’est incliné sur son terrain contre Tours, manquant d’efficacité à l’inverse des visiteurs qui ont puni avec un froid réalisme, par deux fois, la défense mayennaise remaniée ; qui a par ailleurs montré de belles choses dans ce match animé.

pallois-tours.jpgNicolas Pallois était le patron de la défense lavalloise face au TFC. © SO

Avec les nombreuses absences dans le secteur défensif entre suspensions et blessures, il y avait de quoi avoir des doutes quant à la solidité de l’arrière-garde mayennaise. Surtout que la rencontre n’a pas tenu compte de ces incertitudes et a filé pendant 90 minutes sur un rythme élevé… avec à l’arrivée la victoire de Tours. Deux buts encaissés, pas facile de dire que cette défense inédite a été très bonne, mais on pourrait tout simplement s’accorder à dire qu’elle a fait le boulot ; malgré les deux buts. Deux buts sur deux occasions : Arnaud Balijon n’a eu aucun véritable arrêt à faire, et est malchanceux notamment sur le deuxième but où il est pris à contre-pied par une reprise foirée. Déterminé, il a fait une remontée de balle jusqu’à la ligne médiane sur le côté droit en fin de match. Dans l’axe, la charnière inédite a vu un Nicolas Pallois confirmer qu’il avait le profil pour être un défenseur central puissant et autoritaire dans ses interventions, commentant peu de fautes, mais parfois un peu lent et dépassé. 

Une défense centrale inédite qui a tenu bon… malgré deux buts encaissés

Quant à Antoine Ponroy que l’on n’avait pas revu en championnat depuis août (il a joué en Coupe de France à La Suze et Saint-Gratien fin 2011), il a en effet semblé prendre du plaisir et jouer sans complexe comme il l’avait annoncé avant la rencontre, affichant du répondant dans les duels et de l’application à la relance, sans abuser de sérénité. Même s’il y avait du mieux par rapport au début de saison. Sur les côtés, nouvelle rencontre délicieuse mais avec un gros grain de sel de Kévin Perrot : il a beaucoup bougé, travaillant derrière et devant, en prenant plusieurs fois le dessus sur son vis-à-vis Ketkeophomphone… mais sur le deuxième but il le laisse libre de tout marquage. Quant à Franck Signorino, que l’on annonçait pas au top physiquement, il n’a pas été en dessous de ses partenaires sur le terrain : au contraire, il a fait son job à gauche et apporté du soutien dans l’axe et au milieu de terrain.

Jérôme Lebouc retrouve des sensations au poste de récupérateur

Au milieu de terrain, Anthony Losilla a beaucoup couru aussi pour ratisser de nombreux ballons, il a eu quelques illuminations – comme une roulette dans sa surface pour relancer parfaitement – mais a dans l’ensemble paru en-dessous de son niveau habituel. A ses côtés Jérôme Lebouc a été le jour et la nuit, ou plutôt la nuit puis le jour : un début de match discret où il ne s’est mis en valeur que par quelques passes sûres, puis il s’est mis d’avantage en mouvement et orchestré quelques ballons offensifs. Sur les côtés Ludovic Gamboa a lui traversé toute la rencontre dans l’ombre, recevant peu de ballons et peinant à en faire bon usage, semblant souvent s’en débarrasser : on retiendra cependant un tir en début de match qui aurait pu connaître un meilleur sort. De l’autre côté Vincent Le Baron a lui beaucoup conservé son ballon, tentant à de multiples reprises les slaloms balle au pied avec lesquels il sait régaler d’ordinaire ; mais hier soir il les a tous ratés ou presque, se décidant ensuite à faire quelques passes plus rapides qui relèvent sa performance.

Julien Viale, encore un but qui peine à effacer un immense raté

En attaque Ghislain Gimbert a encore été celui qui courrait et faisait les efforts pour libérer son collègue d’attaque : la formule aurait pu/dû être gagnante juste avant l’ouverture du score de Tours, lorsque Gimbert élimine deux adversaires et bute sur Leroy… mais derrière Julien Viale ne cadre pas, alors qu’il était seul face au but vide. Viale qui a de nouveau fait trembler les filets avec habileté dans les arrêts de jeu de la première période, mais ne peut se décoller de ce raté quelques minutes auparavant qui aurait sans aucun doute donné une toute autre physionomie à ce match. Un match finalement perdu par les lavallois, malgré les entrées en jeu de Fabrice Do Marcolino et Sébastien Renouard : le premier a tenté un tir de vingt mètres à ras de terre qui est passé à côté, le second a placé un coup de tête sauvé sur sa ligne par Leroy avec l’aide de son poteau. Décidément, les lavallois étaient maudits et ont manqué de réalisme ; tout le contraire des tourangeaux, qui ont donc empoché trois points ce vendredi à Le Basser.

Charles.T

S’il fallais les noter : Balijon (5,5) – Perrot (5,5), Ponroy (5,5), Pallois (5), Signorino (6) – Le Baron (5,5), Lebouc (6), Losilla (5,5), Gamboa (5) – Gimbert (5,5), Viale (6)

© Allez-Laval.e-monsite.com

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site

×