Se lâcher, jouer, tenter pour ne pas regretter

Vendredi, le Stade Lavallois se déplace à Tours. Une équipe en forme, mais pas irrésistible à domicile. Les Tango peuvent tenter d'en profiter, à condition de se libérer et prendre des risques dans la vallée du Cher.

rippert-dfco.jpgLaval doit tenter, pour éviter une nouvelle déconfiture à l'extérieur. © dfco.fr

Vendredi dernier, le Stade Lavallois avait à cœur de bien renouer avec le championnat de Ligue 2. Sans pour autant aspirer à une reprise aussi idyllique que celle qui avait suivit la précédente trêve internationale ; à savoir le derby. Mais face au Havre, les Tango ont fournit un mélange d'errance défensive, de construction maladroite, et d'attaque vendangeuse. Au final, c'est le cœur qui les a sauvé. Cette capacité à y avoir cru jusqu'au bout, saluée avec fair-play par les havrais. Même s'il est nécessaire de préciser qu'à 0-2, ce ne sont que quelques individualités qui ont hissé leurs coéquipiers vers le haut, dans l'état d'esprit et la débauche sur le terrain. Laval aurait carrément pu renverser ce match, au point de le gagner. Comme rechuter dans les derniers instants, tellement l'état d'esprit a semblé le seul atout d'une équipe égarée sur le plan technico-tactique.

Prendre des risques, pour forcer la réussite

Les difficultés dans la construction ballon au pied sont avérées, Laval peine à faire le jeu. Et la force mentale collective des Tango ne peut pas non plus être naïvement sacralisée ; en témoigne la sortie médiatique de Rippert vendredi dernier, ainsi que les fréquentes chamailles à l'entraînement et en match. C'est pourtant dans ce sens qu'il faut tirer : l'état d'esprit collectif, l'envie de se battre pour soi et pour l'équipe. Quand la tête et le cœur vont bien, les jambes suivent mieux ; c'est médicalement prouvé. Certes, des mises au point sont nécessaires en internes, et force est de constater qu'on est reparti comme la saison passée, à en avoir de façon régulière. Néanmoins, en vitrine, il semble préférable d'adopter des discours comme celui de Julien Toudic. Le numéro 29 qui nous clamait que son équipe devait se souder, et tenter, prendre des risques, afin de forcer la réussite. A raison : il est impossible d'envisager concrètement prendre des points, sans chercher à attaquer, à se lâcher, surtout avec la pression et le manque de sérénité qu'impose une situation comme celle des lavallois.

Enfin le duo Bekamenga-Toudic devant ?

Vendredi, à Tours, le Stade Lavallois n'aura rien à perdre. Les Ciels sont 4e, avec 19 points, à deux longueurs du podiums. Ils n'ont perdu que deux fois cette saison : seul Angers fait mieux, une seule défaite... Inutile de vous rappeler où – preuve que Laval peut avoir un coup à jouer dans la vallée du Cher. Rien à perdre, mais tout à regretter si les Tango y vont en victime, sans appétit comme c'est trop souvent le cas en déplacement. A domicile, le TFC peine à réellement libérer son jeu comme à l'extérieur (deux victoires, trois nuls à la maison), c'est l'inverse pour la bande d'Anthony Gonçalves. Le capitaine mayennais qui sera de retour, comme Couturier et Alla. En revanche Sébastien Renouard, libéré de sa douleur à la cheville, est désormais enquiquiné avec son mollet et manquera à l'appel. Devant, Philippe Hinschberger pourrait se décider à associer les deux buteurs du Havre : Bekamenga et Toudic. Pour jouer, tenter, et ne pas avoir – une énième fois à l'extérieur – de regrets.

CT

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